Interview avec M. Barakat
Le 06 décembre 2004
Source : Maroc Equestre
Rencontre avec M. Abdelhak Barakat, Président Délégué de la FRMSE. Celui qui appuie vaillament la persévérance de SAR la Princesse Lalla Amina, grâce à son esprit d’initiative, son amour impétueux pour le cheval et son envie synergique à offrir à la discipline équestre le rang qu’elle mérite, nous parle à cœur ouvert…
Comment définissez-vous votre mission au sein de la FRMSE en tant que Président Délégué ? Ma mission au sein de la FRMSE n’a jamais été liée aux différents postes que j’ai pu occuper. J’ai toujours œuvré pour la vulgarisation du sport équestre en général, mais en veillant à ce qu’il reste attaché à une forme d’éducation propre aux hommes de chevaux. L’équitation devant rester, en toutes circonstances, une école d’humilité et de modestie.
Votre actif équestre ? Sur le plan de ma carrière sportive, j’ai participé à la compétition nationale tous niveaux confondus pendant de nombreuses années. Le résultat le plus probant a été de remporter en 1979, avec le cheval Torchman qui m’avait été confié par son propriétaire M. Pitaluga, le championnat national de saut en hauteur, catégorie nés et élevés.
Sur le plan de ma carrière d’éducateur et d’administrateur, après une formation dans le cadre de l’école nationale d’équitation de Fontainebleau, j’ai occupé à différentes époques les responsabilités de:
- Moniteur d’équitation RPCE Dar Es Salam. - Moniteur d’équitation à L’Etrier, Casablanca. - Secrétaire permanent de la FRMSE. - Membre du comité directeur de la FRMSE. - Vice-président de la FRMSE. - Président Délégué de la FRMSE.
Quels ont été les changements notoires qui se sont opérés depuis l’avènement de SAR la Princesse Lalla Amina ? La nomination de SM le Roi Mohamed VI à la tête de la FRMSE de SAR la Princesse Lalla Amina, a provoqué une prise de conscience générale de la société équestre marocaine.
La personnalité de la Princesse a amené les autorités de tutelle à favoriser l’obtention d’un budget lui permettant de réaliser les grandes réformes nécessaires au développement du sport équestre marocain.
L’arrivée d’une première tranche d’un budget substantiel, bien que provisoire, a déjà permis à SAR de faire face aux lacunes les plus critiques de notre association.
La revalorisation de la situation sociale des cavaliers civils, appelés à défendre sur les terrains étrangers les couleurs nationales, a été le premier souci de notre Présidente.
L’équipement matériel de la FRMSE en matière de chevaux, matériel de transport, matériel d’obstacles a également été réalisé.
Les cavaliers auront aussi, sans doute, pris conscience combien la Présidente est sensible aux observations des membres de notre famille équestre (qui furent émises lors des différents contacts établis durant l’automne 1999), tant sur le plan du respect et de l’application des règlements, de la sensibilisation des chefs de piste à leur difficile responsabilité, de la rigueur toute bienveillante des jurys et de l’accueil fraternel des clubs organisateurs, a usé de son autorité pour faire évoluer et avancer les choses.
La mise en activité de l’Association Royale Marocaine du Cheval de selle appelée à soutenir et valoriser notre élevage de cheval de sport par le biais de concours spécifiques (aptitude à l’obstacle, modèle et allures, concours de produits de l’élevage…), va dans son avenir proche sensibiliser et intensifier les efforts déjà réalisés depuis plus de 15 ans.
Le rattachements des arts traditionnels équestres marocains (essentiellement la Fantasia) à la FRMSE, va permettre de dynamiser une forme traditionnelle de culture équestre, qui est en soi une des grandes richesses de notre pays.
Voici donc en quelque phrases, pour répondre à votre question, les éléments nouveaux que l’arrivée de SAR la Princesse Lalla Amina a permis de mettre en mouvement avant la mise en pratique de nombreux autres actuellement en cours d’étude.
Qu’apporte de nouveau cette 18ème édition de la Semaine du Cheval? La Semaine du Cheval 2000 restera dans les annales des sports équestres du Maroc, puisque pour la première fois sera inclus dans le programme un Championnat National de Sports Equestres Traditionnels.
Pouvez-vous nous établir un historique de la Semaine du Cheval depuis son éclosion ? C’est en 1982, à l’initiative et sous l’active autorité de M. feu Moulay Driss Ouazzani, alors Président de la FRMSE, qu’a été mis en place la Semaine du Cheval.
En 1984, l’arrivée de SAR la Princesse Lalla Amina à la tête de cette grande manifestation verra son développement régulier arriver à l’ampleur qu’on lui connaît aujourd’hui.
L’événement a-t-il connu des améliorations et réformes tangibles ? Exception faite des améliorations régulières apportées chaque année dans l’organisation matérielle (construction des tribunes, de terrasses, de stands divers, d’éléments de décoration…), l’introduction dans certaines éditions d’un concours international de saut d’obstacles a été sans aucun doute l’apport principal réalisé dans l’organisation de la Semaine du Cheval.
Cette année, c’est de toute évidence la mise en place du Championnat national des sports équestres traditionnels qui sera l’amélioration majeure de cette édition 2000.
Pourquoi le choix du RPCE pour abriter cette manifestation ? Tout simplement parce que le site répond parfaitement aux nécessités de l’organisation d’un tel événement. Il faut souligner également que Rabat étant la capitale du Royaume, et que Dar Es Salam est le siège de la FRMSE.
Quel impact a la Semaine du Cheval dans l’évolution du sport équestre au Maroc ? Le fait d’avoir réuni en même lieu, toutes les catégories de cavaliers pour disputer leur Championnat National, a permis à chacun de prendre conscience du niveau auquel il peut prétendre se situer, en observant sur un lieu unique et en un laps de temps relativement court, l’ensemble de la représentation nationale en toutes catégories confondues.
Il est évident qu’une seule manifestation permet de mettre davantage de moyens matériels en œuvre et de donner une solennité beaucoup plus importante, a chacune des épreuves disputées.
Avez-vous de projets futurs pour les éditions à venir ? Après chaque édition, la constatation dans les différents secteurs dans lesquels une lacune ou une insuffisance ont été évidentes amène une réflexion et une correction immédiate.
Actuellement il est recherché par quelle opération, la qualité des prestations équestres peut être améliorée. Il est dores et déjà certain que la meilleure formule pour répondre à cette xigence sera trouvée.
Et s’il n’y avait pas la Semaine du Cheval ? Sans la Semaine du Cheval, il resterait le cheval et les gens de bonne volonté… et alors pourquoi ne pas étendre le sentiment qui l’entoure durant toute l’année.
Propos recueillis par Badre Fakir pour Maroc Equestre, juillet - août 2000
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